TIME TO BLAST Qui d’autre que LITTLE BOB peut affirmer un truc pareil ?
Bob peut se le permettre : il est la légende du rock en France. Peut-être le dernier rocker de l’hexagone. Mais aussi le premier quand, en 1976, il électrisait les scènes des deux côtés de la Manche.
En 30 ans de carrière, les disques, les publics, les musiciens, les décibels, les kilomètres ont défilé.
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Little Bob Story
1/ Le gang (1976 / 1979)
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Le gang original, parti du Havre, écume les scènes de France pour jouer un rock dur et primaire qui réveille une France baba cool et se fait respecter dans une Angleterre pré punk. La légende démarre là. Les disques de cette époque sont toujours des classiques.
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Little Bob story
2 / la maturité (1980 / 1988)
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Little Bob change de musiciens et continue sa route, avec des albums de plus en plus produits, une fidélité au rock, un public plus nombreux.
Malgré la concurrence et l’émergence de groupes français (Telephone, Trust…) le succès va grandissant.
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Période américaine
(1989 / 1995)
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Début d’une carrière solo. Little Bob enregistre et tourne avec des musiciens américains. Répertoire original notamment marqué par des références à la culture indienne.
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Blues acoustique
(1996/ 2000)
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Nouveau virage avec un groupe plus « acoustique » et des shows plus intimistes. L’aspect bluesy prend le dessus, un voyage aux sources, aux racines.
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Retour de flamme
(2001 / 2009)
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Le rock’n roll revient en force avec aussi le come back de deux « anciens » de Little Bob Story : Gilles Mallet (notre Keith Richards) et Nico (LE batteur).
Répertoire ancien et nouveau version blues rock seventies high energy. Formule gagnante dans une ambiance générale de « retour » du rock.
Restent de toutes ces périodes des morceaux indémodables, hymnes au rock’n roll et à la vie :
High Time, So Bad, You make me crazy, Nobody’s Born To Loose, Riot In Toulouse, Mad Dog, Light of my town, Too Young To Love Me, Ringolevio, Just Like a Hobo, Libero, Gift of the Devil, Living in the Dockland…
C’est le moment de réagir, d’envoyer du son, d’exploser, motherfuckers ! Bob revient avec un nouveau disque et ce n’est pas juste pour faire…un nouveau disque !
Si le Rock’n roll l’a appellé à minuit, c’est pour leur botter le…cul !
A qui ? A vous, à nous, à tous ceux qui s’endorment devant l’injustice, les inégalités, l’avidité, la cupidité, le racisme, le cynisme ambiant…
Le rock’n’roll a toujours été une musique de révolte. Bob le sait et ressort les guitares des étuis, les paroles engagées, le gros son qui décoiffe, les arrangements impeccables et là, c’est l’heure d’un blues rock soul de forcené.
Time to Blast est un disque né sous le signe du taureau, comme celui de la pochette qui mugit d’impatience. C’est aussi le signe de Bob et ça lui va bien : l’énergie, la sauvagerie mais aussi la puissance, la maîtrise !
Et il n’est pas né celui qui va prendre Bob par les cornes !
Ca commence fort avec “The Phone Call”, ce fameux coup de fil qui demande à Bob s’il a oublié ce pour quoi il était né ? Non il n’a jamais oublié sa mission de rocker, et il le prouve durant ces 35 minutes de concentré d’énergie ! Le rock n’a pas le temps d’être bavard, il est concis, précis, rentre dedans, mais aussi romantique, émouvant.
Bob sait nous raconter des tranches de vie. Ses morceaux sont des vraies chansons mais aussi de vraies histoires, comme ce “Big Boy Walking” à la recherche de sa dancing doll, “Ringolevio is far away” ou la nouvelle loi des rues , “Long was the road” ou la détresse des immigrés africains qui doivent quitter leur terre natale…
Il y a aussi les prises de conscience : “Take it as it comes” exhortation à continuer la lutte pour toujours croire à nos idéaux de respect et justice, malgré les obstacles ; “The scream inside”, le cri intérieur , solitaire au milieu d’une foule indifférente ; les crises sentimentales avec “If you gotta go” sur l’amour qui peut partir sans jamais revenir, ou “Shamad” blues au tempo malgache sur le désir. ( écrit avec JC Vinson, un ami de Madagascar).
Pour finir, car on a beau être une légende on sait tous ce qu’on doit aux autres : deux reprises.
“Guilt” un classique popularisé par Marianne Faithfull sur Broken English pointe dans une ambiance noire, la culpabilité, celle que chacun éprouve, à tout moment de sa vie.
Et, pour finir, Bob tel qu’on ne l’a jamais entendu : habité, pris aux racines du blues le plus pur, celui de Skip James, celui de “I’d Rather be the devil” !
Time to blast est un vrai retour aux sources. L’enregistrement a eu lieu au Havre, là où tout a commencé, au plus près de la vie de Bob. Le son dégaine une hargne volontairement retrouvée (les guitares sont là et bien là) mais aussi une richesse des arrangements (clavier classieux soul/blues) et le tout avec une bête de rythmique (contrebasse virtuose et batterie métronomique), celle d’un taureau lâché dans une arène !
Le groupe est certainement un des meilleurs gangs de rock en France, soudés par une amitié de longue date, une fidélité à Bob et au rock’n roll.
Bob est un rebelle libre et fier ; libre de faire des disques comme Time to blast, urgent, poignant, sans concession au temps, à la mode, au marketing ; fier d’être lui-même, honnête, authentique, détenteur du pouvoir rock’n roll !
Le Taureau est lâché,
la corrida peut commencer !
Laurent Jézéquel - Avril 2009
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