Welcome to Hellwood . . .
Roots music may never be the same.
Jim White, Johnny Dowd et Wilie B trois songwriters et musiciens ont décidé de lier leurs destins dans un projet commun qu’ils ont baptisé Helwood. Johnny Dowd et Jim White passés maître, dans l’art subtil et délicat de la mélancolie, n’en sont pas à leur première collaboration, quant à Willie B, alias Brian Wilson, il n’est autre que le batteur de J. Dowd depuis de nombreuses années. Tous trois sont rompus à la navigation en eaux troubles au-delà du périmètre ordinaire et sain de l’industrie moderne du disque.
Enregistré dans une cabane près du centre de New York, dans une pièce aux murs jonchés de coupures de journaux dédiés à des nécrologies de musiciens, Chainsaw Of Life est bien plus que la somme des talents individuels du trio, conjugués, transcendés ils rendent l’album accessible. Les bords âpres et gris de Dowd se sont trouvés rognés, les complexes échappées sonores de Jim White ont été malmenées, passées à tabac et les instrumentaux exotiques de Willie B ont été traînés hors des toilettes et jusque dans la rue.
Johnny et Jim en Maîtres conteurs campent un monde abandonné aussi bien de Dieu que du diable - Un couple désillusionné envisage le suicide pour remédier à un mariage sans amour ; des escrocs utilisent la religion pour contrôler et dépouiller ; un soldat fuit la bataille, ce qui a comme conséquence la mort de son meilleur ami. À l’image du récent film de Dowd et White : « Searching For The Wrong-Eyed Jesus », c’est un carnet de voyages dans une Amérique secrète que ces écrivains connaissent intimement.
Leur première rencontre eu lieu à Austin, Texas il y a 9 ans.
« J’étais en ville pour donner un show » se rappelle Jim.
« Je suis un fan de Johnny de la première heure de Johnny, depuis son premier album et j’ai été dans ce resto jusqu’à cette arrière-salle où Johnny jouait. Aujourd’hui il ne veut pas l’admettre, mais je me souviens d’y être allé et de m’être présenté à lui et en me regardant d’un drôle d’air, Johnny m’a dit « Ah, c’est toi le môme qui fait ce que je fais. » Ça m’a tué ! « Alors », admet Johnny « c’est ce qui se passe avec chaque musicien, on a gardé en tête qu’un jour, on ferait quelque chose ensemble. Mais ça n’est pas arrivé tout de suite. Finalement, on a fini par trouver le temps. »
« Et nous avons décidé de faire un album composé uniquement de reprises de Wall Of Voodoo, ce qui aurait été assez amusant » rigole Jim, « Mais nous avons opté pour quelque chose de complètement différent. J’ai pris un avion d’Athens pour Willseyville, New York, j’ai dormi par terre dans cette pièce qui est aussi le studio d’enregistrement et le lieu où Dave Hinkle, l’ingénieur du son, vivait. C’était l’hiver et un matin, j’ai vu d’énormes traces d’ours dans la neige. C’est là que j’ai réalisé que nous étions dans les bois. Dave est le héros de ce projet et le plus gentil garçon que vous puissiez rencontrer ». « Oui », renchérit Jim « Il était marié avec ma sœur. Sans lui, nous n’aurions pas pu faire ce disque… »
Le jour, les trois collaboraient de concert sur les morceaux et la nuit Jim travaillait sur les enregistrements, les arrangements et sur le son d’ensemble, ce qui occasionnait quelques conflits parce que « Johnny préfère des choses plus simples, plus brutes alors que Jim aime construire un morceau, » dit Willie B. « Ils restaient pourtant ouverts à chaque proposition émanant de l’autre, aux nouvelles idées et expériences. Il m’est arrivé parfois de jouer les arbitres. Mais je pouvais voir la valeur de chaque idée ».
Willie B. est le multi instrumentiste du groupe et l’album donne une idée de l’étendue de ses possibilités sur une batterie, une basse, des marimbas, percussions, claviers ou guitares. « C’était plus confortable pour moi de ne pas avoir à prendre la décision finale, » se souvient Johnny « Elle était collégiale. J’ai beaucoup appris en travaillant avec Jim. Il a du talent pour accrocher les éléments d’une chanson et pour lui donner une couleur». Jim confie « Pour moi qui ai un mal fou à écrire quelques mots, voir Johnny sortir de son carnet des supers textes qu’il avait écrit en quelques minutes me rendait assez fou.
Et Willie B a toujours été d’une grande inspiration, c’est le véritable musicien du groupe ». Kim Sherwood-Caso et Robin Pratt (la femme de Jim) ont assuré les chœurs. Pour les concerts, Hellwood aura un clavier, Mike Starr (qui joue également dans DowBand et Tzar, en duo avec Willie B.).
